
Réveil matinal… 7h du matin.
Aujourd’hui, nouvelle mission, nous allons au Lac Qinghai, le plus grand lac de Chine.
Petit-déjeuner typique dans la rue de l’hôtel… encore du mouton ! La traditionnelle soupe de mouton/vermicelles/herbes, servie avec son pain.
On grimpe dans un taxi, et direction la gare routière. On a entendu parler d’un bus à 28 yuans se rendant au lac. Ca nous étonne, c’est vraiment pas cher pour 300 kms. Mais c’est bien ça, on prend des billets pour le prochain bus, à 9h45. Quarante-cinq minutes d’attente, le temps d’observer toutes les personnes de la salle d’attente. Les tibétains sont repérables de loin. Leurs costumes traditionnels sont magnifiques. Il s’agit d’une espèce de manteau très épais dont ils n’enfilent qu’une seule manche, et qui descend jusqu’au genou. Les femmes ont de longs cheveux, le plus souvent tressés en nattes. Leurs visages sont magnifiques. Ils ont les pommettes plus saillantes que les chinois, la peau plus foncée, et les yeux plus grands et plus clairs… Ils sont trop beaux.

On passe le contrôle afin d’accéder à notre bus. Et là, fou rire, ce n’est pas un bus mais un van de 11 places. Sauf que Sophie ne comprend pas tout de suite… « ah, on a d’abord un van avant le bus ? »… « heu, non non, c’est le bus ! ».
On s’entasse toutes les trois à l’arrière, se réjouissant de ne pas passer les trois heures de voyage sur les strapontins.
A peine sorti de la gare routière, le chauffeur s’arrête au bord de la route. Un homme va rejoindre le bus. Il reste juste un strapontin pour lui. Seulement il est au téléphone et l’on comprend qu’une autre personne va monter dans le van, alors qu’il n’y a plus de place pour elle… Mais ça ne fait rien, nous voilà repartis.
On traverse la ville pendant une éternité, jusqu’à ce qu’enfin les buildings soient derrière nous. On est au pied des montagnes arides qui bordent la ville, tandis que nous traversons des villages d’une extrême pauvreté. Routes en terres, camions et gamins qui jouent dans la terre, Xining a déjà l’air bien loin.

Une heure plus tard, enfin, les sommets enneigés se dessinent à l’horizon… magnifique.
Prairies vertes et montagnes blanches, moutons… et nous. On n’ose à peine imaginer les températures hivernales, s’il y a encore de la neige après l’été.
Et là, cerise sur le gâteau, on aperçoit enfin le lac, immense et d’un bleu azur. Océane est trop mignonne : « on est à dix minutes de mon rêve, après ça je peux mourir ».
C’est absolument sublime. C’est comme ça à vrai dire que j’imaginais la Mongolie. Plus personne ne parle, mais on pense bien la même chose… on ne veut pas rentrer à Nankin !

Le van nous dépose au bord de la route. Dociles, on descend… de toute façon on n’a pas trop le choix ! Océane appelle l’auberge et l’on est finalement pas loin, plus que quelques centaines de mètres. L’auberge est juste en face du lac, au pied des montagnes… on est au paradis.

Voilà, le rêve. On est au beau milieu d’étendus sauvages, dans un endroit où les touristes ne viennent pas… le bonheur. Nous, le lac, et la montagne.
L’auberge est vraiment sommaire mais a trop de charme. On s’installe dans sa cour pour déjeuner, au soleil et en face des montagnes.
Le proprio propose de nous louer des vélos pour se rendre au lac, et nous indique aussi un endroit gratuit. En effet, l’entrée principale coute 100 yuans mais l’on peut ne rien payer si l’on connait les locaux.
On emprunte donc le chemin indiqué… et après quelques minutes, nous voici près de cette magnifique étendue d’eau, « la mer » de Chine.

Je demande à un autre touriste de nous prendre en photo. Il me demande d’où on vient, puis nous demande si l’on n’est pas allées à Kabula hier en taxi. Oui… comment tu sais…nous avons eu votre chauffeur de la veille, il nous a parlé de vous… il est là-haut !
Notre chauffeur d’hier est là… C’est petit la Chine en fait !
Son ami s’inquiète alors en voyant les vélos : « comme le chauffeur n’était pas dispo vous êtes venues à vélo ? »…
